Webinaire Mon Espace Santé - le 16 Février de 17h à 18h30
Mon espace santé arrive bientôt ! A partir de fin janvier, la généralisation de ce nouvel outil numérique au service de votre santé porté par l’Assurance Maladie se fera progressivement dans toutes les régions.
Cet espace en ligne personnalisé présente un réel intérêt pour améliorer le parcours de santé de l’usager. Afin d’accompagner au mieux les usagers à l’appropriation de cet outil , il importe que France Assos Santé Ile-de-France et ses associations membres communiquent en toute transparence sur ses objectifs, son accessibilité, et les droits en santé qui lui sont liés. Les associations membres de France Assos Santé Ile-de-France via leurs présidentes et présidents ont un véritable rôle à jouer pour relayer l’information auprès des usagers !
Pour vous aider dans ce rôle, nous vous proposons , de participer à un webinaire sur le sujet le :
16 février prochain de 17h à 18h30
De quoi s’agit-il ? Quels-en sont les enjeux ? Quels sont mes droits ? 3 intervenants répondront en direct à ces questions ainsi qu’à toutes celles que vous vous posez !
- Jules RINGAUD, Responsable du Département Soins de Ville et Numérique en Santé à la CPAM de Paris
- Arthur DAUPHIN, Chargé de mission numérique en santé à France Assos Santé
- Manuela WOLLGRAMM , Représentante des Usagers au CH de MANHES , membre de l’association RENALOO
Participer à la présentation du dispositif lors de ce webinaire et venez poser vos questions en direct !
Inscrivez-vous ici !
Contact : Fouraha Said Soilihi - Chargée de mission fsaid-soilihi@france-assos-sante.org
Tous unis pour notre santé : 20 propositions pour améliorer la participation des usagers au système de santé
A l’aube d’une année électorale majeure et alors que la crise sanitaire frappe toujours durement notre pays, France Assos Santé s’invite dans le débat. Après deux ans de pandémie, une évidence s’impose : la voix des usagers du système de santé doit être mieux prise en compte. La santé est l’affaire de tous. Pour France Assos Santé, il est urgent de refonder le modèle français d’accès à la santé et de permettre à chacun de devenir acteur de sa santé au sein d’un système solidaire et humaniste.
Dans trois mois, les Français seront appelés à voter pour le premier tour de l’élection présidentielle, un double scrutin qui sera suivi, en juin, par des élections législatives.
La vague Omicron a brutalement percuté non seulement l’agenda électoral mais également les questions qui l’ont jusqu’à présent alimenté. Face à une nouvelle flambée des contaminations et à la désorganisation qui menace, la gestion de la crise sanitaire est redevenue la préoccupation première.
Même constat à l’hôpital public, à nouveau sous pression, et dont les limites ont été mises au jour à chaque pic de contamination, l’obligeant à des déprogrammations aux conséquences parfois très graves pour les personnes malades.
Fleuron de notre protection sociale, notre système de santé a révélé au cours des dernières décennies des limites, des failles qui ont fragilisé son efficacité et sa pérennité, tant pour les usagers de la santé que pour les professionnels de santé. La pandémie de Covid-19 a mis l’ensemble du système de santé sous tension, renforçant ainsi l’urgence à agir.
France Assos Santé, ses associations membres et les représentants des usagers œuvrent chaque jour pour promouvoir « la démocratie en santé ». Mais que serait la démocratie sans ses citoyens engagés pour la faire vivre. Et les citoyens sans moyens d’expression ?
Pour notre santé, nous avons malheureusement, au fil des années, perdu de vue l’essentiel : ce qui fait ciment dans notre société, les valeurs communes qui unissent les citoyens engagés pour leur santé : Liberté, Egalité, Fraternité.
La Liberté en santé ? Elle passe par une émancipation de chacun grâce à l’éducation à la santé
L’Egalité en santé ? Elle exige un accès équitable et juste au système de santé
La Fraternité en santé ? Elle appelle un système de santé profondément humaniste et solidaire
Il est indispensable de réinvestir ces valeurs et d’unir les citoyens pour refonder ensemble le système de santé et permettre à chacun de devenir acteur de sa santé en :
- Garantissant un accès équitable aux soins partout et pour tous
- Favorisant la promotion de la santé et la prévention dès le plus jeune âge et tout au long de la vie
Des milliers de représentants des usagers issus des associations agréées de santé membres de France Assos Santé ont élaboré ces propositions concrètes pour l’avenir de notre système de santé, basées sur des constats de terrain et un dialogue permanent avec patients, les professionnels de santé et les pouvoirs publics.
« Tous unis pour notre santé » se veut un laboratoire d’idées destinées à enrichir le débat en cette année d’échéances électorales. France Assos Santé espère que les candidats sauront s’en inspirer pour faire progresser la « démocratie en santé », dans l’intérêt de tous, et pour la sauvegarde de notre système de santé.
Télécharger la brochure en version intégrale "Tous unis pour notre santé : 20 propositions pour améliorer la participation des usagers au système de santé"
Télécharger le communiqué de presse "Tous unis pour notre santé"
Contact presse : Julie GIRAUD – Coordinatrice régionale - 07 56 34 11 23 - jgiraud@france-assos-sante.org

Meilleurs voeux 2022!
Toute l'équipe de France Assos Santé Ile-de-France vous présente ses meilleurs voeux pour 2022!

2022... l'année des droits en santé !
A quelques mois des élections présidentielles et législatives, devenons acteur de notre santé et faisons vivre la « démocratie en santé ».
#tousunispournotresanté
Découvrez l'actu de France Assos Santé Ile-de-France n°4 !
Edito – L’Actu de France Assos Santé Ile-de-France n°4 – Octobre/Décembre 2021
Deux ans déjà que le contexte épidémique du COVID 19 s’est inscrit dans notre quotidien. Deux ans rythmés par l’apparition de nouveaux variants et la succession de vagues de contamination successives. Cette évolution préoccupante est usante pour tous, usagers, proches aidants et professionnels de santé. En ce début d’année 2022, nous espérons que la lutte contre l’épidémie se poursuivra grâce à la vaccination et au renforcement des gestes barrières.
Malgré ce contexte particulier, la délégation de France Assos Santé Ile-de-France continuera à informer et animer le réseau des associations membres et porter ses positions. L’année 2022 sera sous le signe du renouveau pour nos instances et l’actualité régionale de santé guidera nos actions.
Dans ce numéro, vous retrouverez deux sujets en lien avec l’exercice des Représentants des Usagers. Vous pourrez également retrouver les actions menées par la délégation au cours des derniers mois.
En 2022, nous aurons le plaisir de continuer à vous accueillir tout au long de l’année, dans le cadre des formations et des groupes d’échanges destinés aux bénévoles associatifs et aux Représentants des Usagers. N’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant !
Toute l’équipe salariée et bénévole de France Assos Santé Ile-de-France vous présente ses vœux les plus chaleureux pour cette année 2022 !
Vincent CLUZAUD
Président de France Assos Santé Ile-de-France
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Bonne lecture !
Contact : Fouraha Said Soilihi – Chargée de mission, France Assos Santé Ile-de-France fsaid-soilihi@france-assos-sante.org
Représenter les usagers en milieu carcéral
Les représentants des Usagers (RU) occupent une place fondamentale dans la démocratie en santé. Ceux-ci portent la parole des usagers du système de santé, garantissant le respect de leurs droits et intérêts. Cette mission de représentation s’exerce également auprès de la population dite « sous-main de justice » lorsqu’elle est hospitalisée au décours de sa détention. Des RU siègent dans les établissements de santé où les patients détenus sont accueillis dans des unités spécialisées (Unités Hospitalières Sécurisées Interrégionales -UHSI) pour leur prise en charge médicale.
Ces Unités sont implantées dans les centres hospitaliers de Bordeaux, Lille, Nancy, Rennes, Toulouse, Marseille, Lyon et Paris. Le huitième pôle d’hospitalisation régional est constitué par l’Établissement public de santé national de Fresnes qui a une vocation régionale et nationale d’accueil en soins de suite et de réadaptation des patients détenus.
Les contraintes de liberté liées à l’environnement carcéral suscitent des interrogations quant à l’exercice de la représentation des usagers dans ce milieu.
Pour en savoir plus, nous avons interrogé Jean WILS, RU à l’établissement public de santé national de Fresnes.
Les patients détenus sont-ils informés de leurs droits en santé ?
Pour exercer pleinement la démocratie en santé dans un établissement, il est essentiel que chaque patient bénéficie d’une information claire et complète sur ses droits en matière de santé. Cette précaution semble être également prise dans les établissements de santé pénitenciers : « Dans l’établissement dans lequel je suis RU, comme dans les autres établissements de santé, les patients sont informés de leurs droits notamment par le livret d’accueil et l’affichage dans les couloirs » déclare Jean Wils.
Toutefois, les particularités liées à l’environnement carcéral impliquent une adaptation des moyens mis en œuvre en terme d’information des usagers : « Diverses raisons comme la spécificité des déplacements des patients-détenus, l’illettrisme plus important que dans la population générale font que l’établissement doit constamment adapter la manière dont il transmet ses informations. Par exemple, l’affichage dans les couloirs est un bon moyen d’information quand on peut prendre du temps à examiner et lire ce qui est exposé mais qui présente des limites lorsque vous êtes accompagné par un gardien pour vous rendre à une consultation ou à la salle de rééducation. En ce qui concerne la communication du livret d’accueil, la situation rend encore plus nécessaire d’en expliquer le contenu et d’accompagner sa lecture alors même que cette démarche est préconisée pour l’ensemble des établissements de santé » déclare Jean Wils.
Comment les patients détenus expriment-ils leurs plaintes et/ou réclamations ?
Dans la plupart des établissements, les usagers ou leurs proches sont invités à adresser leurs plaintes ou réclamations par écrit au directeur ou à la Commission des Usagers (CDU). Cette méthode est également employée auprès des patients en détention.
Issues, pour nombre d’entre elles, d’un milieu défavorisé et en situation de précarité, de nombreuses personnes détenues cumulent un faible niveau scolaire, un déficit culturel, un isolement social ou familial, une instabilité professionnelle[1]. De ce fait, les moyens mis en place pour permettre l’expression de leurs griefs vis-à-vis de leur prise en charge médicale deviennent difficilement mobilisables : « Aujourd’hui, la question de la représentation passe par la parole et l’écriture. Or en prison, certains détenus ne possèdent pas le capital culturel qui permet d’utiliser facilement ces moyens d’expression. De plus, il a été constaté que les patients-détenus avaient souvent une attitude moins demandeuse que les patients hors contexte carcéral [2]. Il est donc nécessaire de trouver d’autres modalités adaptées à ces personnes, permettant que notre rôle de RU soit effectif, sinon nous ne représentons personne. » affirme Jean Wils.
Quelles solutions pour faciliter l’expression des usagers ?
Pour répondre à cette difficulté et permettre une expression directe des usagers, l’établissement public de santé national de Fresnes offre la possibilité pour des patients détenus de participer à la CDU : « L’idée est assez innovante. En tant que RU, cela permet de tenir compte de l’expérience des patients, de rebondir sur des propositions et des remarques qu’ils expriment, et d’essayer de trouver avec eux des solutions. Un autre moyen envisageable serait de construire des petits groupes thématiques qui permettraient de travailler avec eux sur ces questions » propose Jean Wils.
Quels conseils pour les RU qui souhaitent s’engager dans ce type d’établissement ?
En résumé, les spécificités des établissements de santé en milieu carcéral imposent que tout RU souhaitant s’y engager puisse sortir de sa zone de confort. L’expérience peut s’avérer très formatrice : « Exercer ses missions de RU dans un milieu comme celui-ci est très pédagogique car le contexte inconnu et nouveau nous oblige à beaucoup d’humilité et à un effort d’adaptation immédiat. Cela demande en effet de prendre en compte la privation de liberté, situation dans laquelle la notion de respect des droits peut être interrogée ainsi que celle des formes de représentation. C’est très riche de ce point de vue-là, mais ce n’est finalement pas spécifique dans la mesure où selon le lieu d’exercice de son mandat, tout RU doit faire preuve de créativité en matière d’outils pour permettre l’expression des personnes et pour porter réellement la voix des usagers qu’il représente »
En conclusion, il importe de le rappeler : à chaque situation sa spécificité, mais les droits en santé continuent de s’appliquer quel que soit le milieu et le parcours de vie des personnes. A chaque RU de s’adapter pour trouver les meilleurs moyens qui permettent aux usagers d’être acteur de leur santé, d’un point de vue singulier mais aussi plus collectivement pour améliorer la démocratie en santé.
Contact : Fouraha SAID SOILIHI – Chargée de mission France Assos Santé Ile-de-France fsaid-soilihi@france-assos-sante.org
[1] https://oip.org/en-bref/qui-sont-les-personnes-incarcerees/
[2] L’UNITÉ HOSPITALIÈRE SÉCURISÉE INTERRÉGIONALE (UHSI) DE TOULOUSE. Hélène Bazeix. CIRAP-Dossiers Thématiques-6- ENAP- Décembre 2009






